
Arthur Rimbaud
1854 – 1891Kamu malı23 eser
Jean Nicholas Arthur Rimbaud, Fransız şairdir.
Telifsiz eser (kamu malı) — biKalem arşivine eklendi.
Eserleri
Au Cabaret-VertDepuis huit jours, j’avais déchiré mes bottines · Aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi,Le Bateau ivreComme je descendais des Fleuves impassibles, · Je ne me sentis plus guidé par les haleurs ;Le BuffetC’est un large buffet sculpté ; le chêne sombre, · Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ;Le Cœur voléMon pauvre cœur bave à la poupe, · Mon cœur est plein de caporal ;Le Dormeur du valC’est un trou de verdure où chante une rivière · Accrochant follement aux herbes des haillonsLe ForgeronLe bras sur un marteau gigantesque, effrayant · D’ivresse et de grandeur, le front vaste, riant,Le MalTandis que les crachats rouges de la mitraille · Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;Les AssisNoirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues · Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,Les Chercheuses de pouxQuand le front de l’enfant, plein de rouges tourmentes, · Implore l’essaim blanc des rêves indistincts,Les CorbeauxSeigneur, quand froide est la prairie, · Quand dans les hameaux abattus,Les EffarésNoirs dans la neige et dans la brume, · Au grand soupirail qui s’allume,Les Poètes de sept ansEt la Mère fermant le livre du devoir, · S’en allait satisfaite et très fière, sans voir,L’ÉternitéElle est retrouvée. · Quoi ? — L’Éternité.Ma BohèmeJe m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; · Mon paletot aussi devenait idéal ;MarineLes chars d’argent et de cuivre — · Les proues d’acier et d’argent —OphélieSur l’onde calme et noire où dorment les étoiles, · La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,Oraison du soirJe vis assis, tel qu’un ange aux mains d’un barbier, · Empoignant une chope à fortes cannelures,Première soiréeElle était fort déshabillée · Et de grands arbres indiscretsRomanOn n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. · — Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,Rêvé pour l’hiverL’hiver, nous irons dans un petit wagon rose · Avec des coussins bleus.SensationPar les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, · Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :Tête de fauneDans la feuillée, écrin vert taché d’or, · Dans la feuillée incertaine et fleurie,VoyellesA noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, voyelles, · Je dirai quelque jour vos naissances latentes.