Charles Baudelaire

Charles Baudelaire

1821 – 1867Kamu malı28 eser

Charles Pierre Baudelaire, Fransız şair, deneme yazarı ve sanat eleştirmenidir. 19. yüzyılın en önemli Fransız şairlerinden olmasının yanı sıra Edgar Allan Poe'nun eserlerini çeviren öncü sanatçıdır.

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Eserleri

Brumes et pluiesÔ fins d’automne, hivers, printemps trempés de boue, · Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loueBénédictionLorsque, par un décret des puissances suprêmes, · Le Poëte apparaît en ce monde ennuyé,Chant d’automneBientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; · Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !CorrespondancesLa Nature est un temple où de vivants piliers · Laissent parfois sortir de confuses paroles ;Harmonie du soirVoici venir les temps où vibrant sur sa tige · Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;Hymne à la BeautéViens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme, · Ô Beauté ? ton regard, infernal et divin,La BeautéJe suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, · Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,La ChevelureÔ toison, moutonnant jusque sur l’encolure ! · Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !La Vie antérieureJ’ai longtemps habité sous de vastes portiques · Que les soleils marins teignaient de mille feux,Le BalconMère des souvenirs, maîtresse des maîtresses, · Ô toi, tous mes plaisirs ! ô toi, tous mes devoirs !Le ChatViens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ; · Retiens les griffes de ta patte,Le FlaconIl est de forts parfums pour qui toute matière · Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre.Le GuignonPour soulever un poids si lourd, · Sisyphe, il faudrait ton courage !Le RevenantComme les anges à l’œil fauve, · Je reviendrai dans ton alcôveLe Serpent qui danseQue j’aime voir, chère indolente, · De ton corps si beau,Le VampireToi qui, comme un coup de couteau, · Dans mon cœur plaintif est entrée ;Le VoyagePour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes, · L’univers est égal à son vaste appétit.Les ChatsLes amoureux fervents et les savants austères · Aiment également, dans leur mûre saison,Les HibouxSous les ifs noirs qui les abritent · Les hiboux se tiennent rangés,L’AlbatrosSouvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage · Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,L’EnnemiMa jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage, · Traversé çà et là par de brillants soleils ;L’Invitation au voyageMon enfant, ma sœur, · Songe à la douceurMoesta et errabundaDis-moi, ton cœur, parfois, s’envole-t-il, Agathe, · Loin du noir océan de l’immonde cité,Parfum exotiqueQuand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne, · Je respire l’odeur de ton sein chaleureux,RecueillementSois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. · Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :SpleenQuand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle · Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,À une passanteLa rue assourdissante autour de moi hurlait. · Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,ÉlévationAu-dessus des étangs, au-dessus des vallées, · Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,